La nouvelle gouvernance immobilière
Le palais de justice de Paris s'en va, les avocats également. Malgré les protestations du Conseil de l'Ordre, son bâtonnier en tête, les avocats se rendent à l'évidence. L'Ordre parisien envisage désormais de délocaliser ses services mais d'y adjoindre, entre autres, CNB et Conférence des bâtonniers. Objectif : "unité réelle" et démonstration de "sa puissance économique".
Y'aura-t-il une grande Maison des avocats de France ? L'idée semble faire son chemin. Alors que le projet d'installer l'Ecole de formation des barreaux (EFB) à Aubervilliers est abandonnée, un nouveau projet a été proposé par les membres du Conseil de l'Odre de Paris. Celui d'une Maison des avocats de France.
Regrouper toutes les organisations de la profession
Dans un rapport "sur l'état des projets immobiliers de l'Ordre", du 22 juin, rédigé par l'avocat Dominique Basdevant, il est précisé que le projet immobilier a été "totalement reconsidéré en collaboration avec Monsieur le Dauphin", Jean Castelain. Il est proposé de créer un bâtiment qui regrouperait "aux côtés de l'EFB et de certains services de l'Odre et de la CARPA qui pourraient y être installés, les différentes institutions nationales et organisations de la profession : le CNB, la Conférence des bâtonniers, l'UNCA, la CNBF, l'ANAAFA et la CREPA".
Des avantages symboliques et économiques
Ce projet présente, selon le rapport, deux avantages. Le premier est d'afficher "l'image d'une profession regroupée". Le second est d'ordre économique. La future Maison des avocats permettra de mutualiser un certain nombre de coûts et "donc, de rentabiliser les charges supportées par tous (informatique, locaux et services communs, amphithéâtres, sécurité...)". Un projet "beaucoup plus satisfaisant" qu'un simple déménagement de l'EFB, estime le rapporteur, ce qui "permettra de démontrer sa [celle de la profession unifiée ou celle du bâtonnier parisien... le texte n'est pas très clair ndlr] puissance économique".
Surface estimée : 35 000m2
En vue d'un tel projet, le rapport estime nécessaire la construction d'un nouvel immeuble d'environ 35 000m2 SHON, "aux côtés de la nouvelle Cité judiciaire" (estimée à 80 000m2). L'UNCA, lors de son assemblée du 20 juin, aurait déjà décidé de rejoindre le projet. Reste à convaincre les autres institutions et organisations de la profession, qui auraient également déjà "exprimé dans des lettres au bâtonnier leur accord de principe".
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Une seconde pépinière déjà en projet
La toute neuve pépinière du boulevard Sébastopol n'est pas encore officiellement ouverte que l'Ordre des avocats de Paris envisage d'ouvrir une seconde pépipnière à destination des jeunes avocats mais également des avocats déjà inscrits "mais qui, par la suite d'accidents de vie, sont à la recherche temporaire de locaux pour se réinstaller et reconstruire un cabinet". Le coût annuel de la Pépinière I est estimé à 710 000 €, comprenant principalement le loyer, le personnel, l'entretien et la location des machines. Pour atteindre l'équilibre financier, la pépinière doit être utilisée 45 000 heures par an, soit 4500 heures par mois", précise le rapport de la séance du Conseil de l'Ordre du 16 juin. Il faudrait 150 avocats, travaillant "en moyenne 30 heures" (avec un tarif horaire de 18 € TTC). Pour le moment, 40 se sont portés volontaires.
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