RPVA : bug à Marseille ?
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26/10/2009

RPVA : bug à Marseille ?

A l'instar de Paris, l'Ordre des avocats de Marseille vient de proposer une solution à moindre coût pour accéder au RPVA, en mutualisant les moyens de sécurisation des échanges. Une proposition qui n'est pas du goût du CNB qui rappelle que seule la solution qu'il préconise garantit un niveau de sécurité suffisant.
La mise en place du RPVA ne va pas sans remous. Dernier événement en date : l'Ordre de Marseille a proposé aux avocats inscrits un moyen d'accès mutualisé au RPVA différent de celui préconisé par l'instance nationale.

Le RPVA, accessible du cabinet, sans location de boîtier


Marseille, à l'instar de Paris, a proposé aux avocats d'accéder au réseau gratuitement depuis leur cabinet ou tout autre lieu géographique, via des boîtiers installés à l'Ordre. Celui-ci prenant en charge le coût de la location des boîtiers et des clés cryptographiques, distribuées aux avocats. Les boîtiers et les clés sont commandés au CNB par l'Ordre.

Une solution radicalement différente de celle proposée par le CNB. Les avocats ont accès au RPVA moyennant la location d'un boîtier sécurisé qu'ils doivent installer dans leur cabinet, soit un coût estimé, à 69 € H.T pour les frais de mise en service et à 55 € H.T par mois l'abonnement (voir notre article du 9 avril 2009). Après de nombreuses protestations, le Conseil national a admis, la mutualisation de la solution technique mais à des conditions peu pratiques : l'avocat ne peut avoir accès au réseau depuis son cabinet mais uniquement depuis les locaux de l'ordre.



Marseille, la rebelle


Depuis l'annonce faite par le bâtonnier de Marseille, Dominique Mattei, le CNB  a fait grise mine. Jean-Christophe Guerrini, président de la Commission nouvelles technologies au CNB avertit : "Le CNB ne connaît même pas l'architecture de la solution technique adoptée par le barreau de Marseille. En l'état, nous ne pouvons garantir le niveau de sécurité de cette solution, artisanale et adoptée à l'emporte-pièce, d'autant plus qu'à l'heure actuelle, les boîtiers ne supportent que 30 à 40 connexions simultanées. Or, il y a 1 500 avocats à Marseille. Il y a là un problème de responsabilité, mais aussi un problème de décalage des pratiques entre les différents barreaux", estime-t-il.

"La position adoptée par le bâtonnier de Marseille met le feu", confie un avocat marseillais qui a souscrit au service et attend avec impatience sa clé, commandée par l'Ordre au CNB. "La solution proposée par le CNB est archaïque et dépassée, l'installation d'un boîtier dans chaque cabinet est une solution lourde qui impose à l'avocat de travailler obligatoirement depuis son bureau, qui en cas de panne impose une intervention sur l'informatique du cabinet et qui est de surcroît plus onéreuse. La solution proposée à Marseille est beaucoup plus intéressante".

Les avocats s'interrogent


L'informaticien de l'Ordre des avocats de Marseille aurait mis au point un système "prêt-à-l'emploi" qui pourrait être adopté par les barreaux qui le souhaitent et devrait à terme, remplacer le boîtier CNB par un autre serveur. L'ordre des avocats de Marseille, interrogé, estime prématurée toute communication à ce sujet. Néanmoins, les blogs fleurissent de réflexions et de remarques d'avocats qui s'interrogent sur l'opportunité d'adopter la solution marseillaise dans leur barreau.

Ils s'interrogent également sur la raison pour laquelle le CNB entend imposer "sa solution" aux barreaux de province. "Le CNB aurait-il été dupé par un partenaire technique aux appétits féroces ?", s'interroge Pascal Saint-Geniest, avocat toulousain sur son blog. "Si c'est le cas, il ferait mieux de s'expliquer, et les confrères comprendraient tout à fait, estime-t-il.

Lorsqu'il a eu vent de la solution adoptée, l'avocat blogueur a rédigé un billet intitulé "RPVA, la bonne nouvelle de Marseille", pensant que cette solution solliciterait l'enthousiasme. "Le CNB m'a demandé de retirer l'article, ce que j'ai fait car je ne sais pas, au niveau technique, qui a tort ou raison. (...) Mais je me pose toujours des questions". Il estime qu'en période pré-électorale, le CNB se devrait d'être plus clair sur la question.

"D'autant plus que le système est assez opaque, le prix de location des clés et des boîtiers semble variable, l'abonné contracte, non pas avec le CNB, mais avec une simple association loi de 1901 (cnb.com, ndlr). Si le CNB reste sur ses positions, cela risque de provoquer une levée de boucliers", prédit-il.

Et Paris ?
Marseille pourtant, n'aurait rien fait de plus qu'adopter une solution technique similaire à celle mise en place par le barreau de Paris, qui n'avait pourtant posé aucun problème au CNB. "A Paris, il y avait déjà un passé, explique Jean-Christophe Guerrini, le barreau disposait déjà de services en ligne comme e-greffe, avant la mise en place du RPVA. La solution qu'ils ont élaborée a été soumise au CNB et à la Chancellerie, qui l'a approuvée".
 





Droit de réponse de Jean-Christophe Guerrini

Dans votre article intitulé "RPVA : bug à Marseille ?", vous m'attribuez la paternité de l'affirmation selon laquelle la solution technique adoptée par le Barreau de Marseille serait "artisanale et adoptée à l'emporte pièce".

Je conteste avoir tenu les propos que vous me prêtez et qui sont d'ailleurs en contradiction avec l'affirmation précédente selon laquelle le CNB ignore l'architecture de cette solution !

Il en est de même votre affirmation sur un problème de "décalage des pratiques entre les différents barreaux".

 
Réactions des lecteurs
· Me DRANCOURT le lundi 26 octobre 2009 - 10h43
RPVA à Lille
A Lille, nous avons des bornes en accès libre, les confrères ne louant que leur clef à un tarif légèrement majoré.
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· Me VEST le lundi 26 octobre 2009 - 11h04
RPVA : la grosse arnaque
Le CNB aurait-il été dupé par un partenaire technique aux appétits féroces ? Bien évidemment ! Le système mis en place n'est qu'une vaste blague destinée à nous soutirer des abonnements mensuels excessifs par mise à disposition de matériel totalement inutile. Sérieusement ? Quel besoin d'un boitier sécurisé ? Je peux me connecter à ma banque et faire des virements bancaires de plusieurs milliers d'euros sans recourir un instant à un boîtier sécurisé ni a aucune clé cryptographique. Le prestataire qui a proposé cette solution est un escroc, ce que tous les spécialistes en sécurité informatique confirmeront. Les avocats n'avaient aucun besoin d'un tel système. En outre, le matériel coûte au maximum 150 € à l'achat, clés comprises. C'est un scandale de devoir payer jusqu'à 100 € par mois pour sa mise à disposition.
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· Me AUBIGEON-TACCHELLA le lundi 26 octobre 2009 - 11h22
RPVA
Un ami informaticien m'a dit que la clef certeurope ne coûtait qu'environ 50€ et qu'a priori, il n'y avait pas d'abonnement... Cela peut expliquer qu'à Paris, elle était gratuite pour ceux s'inscrivant avant fin juillet 2009. Ceci dit, elle ne sert pas à grand chose car les greffes du TGI ne sont pas opérationnels, et l'Ordre n'est pas encore relié aux Tribunaux périphériques et à la Cour!
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· Me GOURDET le lundi 26 octobre 2009 - 11h24
Paris Quid mise en marche
pour ma part j'ai souscrit dans les délais à la proposition formulée voici plus de 6 mois, je n'ai toujours pas de clé et pour cause aucun numéro de code d'accès ne m'a même été remis nonobstant mes relances. pour toute réponse je n'ai qu'un silence radio pesant...
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· Me JULLIEN le lundi 26 octobre 2009 - 11h40
il s'agit d'une véritable atteinte à la concurrence
Le système du RPVA n'est en réalité qu'une simple "live box", et n'importe quel routeur pourrait faire l'affaire avec une clé de cryptage. Le prix de l'abonnement est un scandale et je ne comprends pas que nos ordres ne disent rien. Le poids du CNB... Je soutiens nos amis marseillais et invite tous les ordres à suivre cet exemple. Mais nous pourrions aller plus loin en nous permettant d'utiliser nos propres routeurs. Quant à la sécurisation, cela fait beaucoup rire...
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· Me BESSET le lundi 26 octobre 2009 - 11h56
Kafka
Marseille, avec son informaticien, non convaincu par l'offre du CNB et de son prestataire professionnel Navista, et de leur coût, vu les techniques et souplesses visibles du profane internaute que nous sommes sur tout site à haute sécurité (banque...), a établi une solution apparaissant en conformité avec les normes communément admises aujourd'hui, à un coût de 8€ par mois environ par confrère, et avec accès depuis tout poste internet avec une clé USB. Le CNB invoque un manque de sécurité par rapport à son système, mais n'en a pas encore justifié à ma connaissance, d'autant que Marseille semble contenir une sécurité supplémentaire. La porte est ouverte bien entendu et nous restons avec intérêt dans l'attente des explications techniques du CNB et de son prestataire, précisant que Marseille a eu souci dans sa démarche d'une parfaite sécurité du système qui pourrait bénéficier à tous barreaux très vite. Deux voies aujourd'hui: Tout de table productif ou expertise judiciaire...
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· Me VERNIER le lundi 26 octobre 2009 - 12h23
payer?
je relisais l'arrêté du 7 avril 2009 et notamment son Art. 1er. qui prévoit " Lorsqu’ils sont effectués par voie électronique entre avocats ou entre un avocat et la juridiction,......" et le code de procédure civile ne prévoit un recours à l'envoi éléctronique qui n'est que facultatif, que le RPVA soit ou non une avancée dans le cadre des NTIC, son coût est prohibitif d'une part en termes économiquespour les cabinets et d'utre part pour des matériels qui n'ont de sécurité que le nom .
l'automobiliste était la vache à lait .... autrefois.

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· Me BOUSSUARD le lundi 26 octobre 2009 - 12h52
J'attends
Je me suis manifestée en mai et j'ai déposé mon dossier dans la case de l'Ordre en juin, mon dossier a été perdu et j'ai dû recommencer ! J'attends qu'on me remette ma clef et ensuite j'attendrai le code. Puis il faudra attendre que le système soit connecté aux tribunaux et à la Cour. et ceci pour plus de 20.000 avocats à Paris. Autant dire que ce n'est pas près de marcher ! Et en plus il faudrait payer ?
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· Me WATTINE le lundi 26 octobre 2009 - 15h33
RPVA .. et la mise ne concurrence
le système RPVA "commercialisé" par le CNB rencontre des difficultés et bon nombre de confrères et d'ordres d'avocats n'adhèrent pas à ce qui apparaît comme une vente forcée ou subordonnée. Lors d'une réunion à Paris j'ai demandé à un représentant du CNB si la société informatique qui a mis au point le RPVA a été mise en concurrence car ce réseau virtuel n'est autre que la gestion d'un fichier public (role du tribunal) qui participe à l'exécution d'un service public (justice). Ainsi une délégation de service public aurait été nécessaire et aurait due etre attribuée après appel public à la concurrence Je n'ai pas eu de réponse. En outre le décret de Mme Rachida DATI sur le sujet n'impose pas le recours au RPVA. D. Wattine avocat Bayonne
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10 · Me BILLIOUD le lundi 26 octobre 2009 - 16h23
Les fourches caudines du RPVA
Fiat RPVA et pereat mundus ! Un accès égal pour tous voilà la solution, encore faut-il le vouloir...
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11 · Me SARDIN le mardi 27 octobre 2009 - 10h47
Parfaitement d'accord avec ce qui précède, il n'est pas utile d'avoir un boîtier, le cryptage peut se faire par logiciel et la sécurisation par certificat électronique comme pour payer ses impôts.

J'ajouterai que la messagerie du RPVA est absconse et complètement dépassée : pas de mise en forme du texte, nombreux champs inutiles à renseigner, difficultés pour identifier le dossier concerné, lenteur de connexion et d'envoi de fichier....

Le boîtier NAVISTA est une solution créée pour les notaires qu'on tente de rentabiliser avec les avocats. Avant la généralisation de la communication électronique, il est encore temps de revenir en arrière et d'utiliser des moyens modernes, efficaces, rapides et bon marché. Tout le contraire du RPVA.
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12 · Me GRANDGUILLOTTE le mardi 27 octobre 2009 - 12h03
A Lyon, c'est pas mieux!
Je confirme que le RPVA n'est pas convaincant du tout... C'est une usine à gaz : problèmes de connexion, lenteurs, contraintes liées à la manipulation des clefs, difficultés à identifier les dossiers...et j'en passe!
Il faut absolument améliorer cela, avec ou sans interlocutreur désigné. A défaut, cette démarche n'aurait aucun sens.
OK pour payer un service, si service il y a.
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13 · Me CHARBOIS le mardi 27 octobre 2009 - 15h09
jusqu'ou va t on pour le meilleur ou pour le pire
une de plus sans mes confrères qu'au fil des lignes j 'ai découverts déterminés contre le RVPA et la sécurisation des paiements je n'aurai peut être pas eu l audace de m'opposer à ces nouvelles technologies onéreuses pour de petits cabinets, non fiables (lorsque l on voit des beug et des graves problemes de connexion entrainant des heures voire des journées perdues ceci existe.
les erreurs parfois commises par des greffes ( un dossier pour un autre une erreur de date etc etc. beaucoup de temps perdu frequemment à des manipulations peu sures , longues nous éloignant de notre travail de base au détriment de notre véritable métier.
La sécurisation des transactions dans les banques marche bien point n est besoin d'un dispositif de plus et inutile.Les banques manipulent bien plus d'argent que nous avocats
Amélioration si indispensable oui . Gadget non
les commentaires de mes confrères me réconfortent non nous ne sommes pas retardataires mais clairvoyants
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14 · Me PANETIER le mardi 27 octobre 2009 - 15h34
ouf!
A CAEN, quand je dis que je n'adhèrerai pas dans les conditions actuels au RVPA, on me traite de dinosaure et...de casse-pied. Cela fait du bien de savoir que mes doutes sur l'efficacité réelle de ce système et de la justification de son coût sont partagés et étayés par des expériences incontestables. Plaidons plutôt pour l'abaissement nos frais généraux grâce aux améliorations techniques et contre le report sur nos cabinets des charges de la justice incombant à l'Etat!
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15 · Me MEDIONI le mercredi 28 octobre 2009 - 11h47
Soutien total
Je soutiens totalement la proposition de Maître Dominique MATTEI, Bâtonnier de Marseille, qui a le mérite d'être simple et moins onéreuse. Techniquement c'est l'idéal! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Question à poser au CNB. Je savais que cela allait poser "problème"...J'attends par conséquent la décision définitive avant de m'abonner à Marseille parce que je reste persuadé que cela sera compliqué... plus compliqué que prévu..Résistance au changement quand tu me tiens...Pourrait-on envisager un peu plus de souplesse et de liberté d'innovation dans notre profession? une bonne initiative et c'est la tempête?...LOL
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16 · M. GAULMIN le mercredi 28 octobre 2009 - 12h19
Et les juridictions administratives?
Pourquoi un système comme celui existant devant les juridictions administratives (SAGACE), qui permet de suivre l'évolution de la procédure en temps réel n'existe pas devant les juridictions judiciares? Pour l'instant le RPVA ne sert à rien de plus, puisque l'on ne peut déposer de conclusions auprès du TGI mais seulement adresser des mails "sécurisés".
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17 · Me SOMBRET le mercredi 28 octobre 2009 - 16h16
RPVA, abonnement si services
Quels sont les services proposés en échange des 55 euros / mois pour le boîtier ?

Sauf à considérer que le CNB s'institue nouveau fournisseur d'accès à l'instar de ORANGE ou FREE, on ne voit pas en quoi la location de ce boîtier se justifie.

Je dispose d'une clé pour le RPVA mais jamais je ne prendrai le boîtier. Je fais mes mises en état à l'ordre. Le système est à améliorer (communication de pièces numérisées, conclusions et autres,réactivité des greffes) mais à terme cette solution est avantageuse pour nos cabinets, petits et gros.
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18 · Me DUPIELET le jeudi 29 octobre 2009 - 12h06
Le CNB n'est il pas censé nous défendre ?
Mais qu'est ce que cette histoire ?
Le CNB n'est il pas censé nous représenter, notre collectivité et nos individualités ?
Et là ce que je retiens du dossier avec ma vision déformée, primaire et néophyte c'est que le CNB a tenté, et tente encore, d'imposer à tous les Barreaux de France une solution technique coûteuse dont manifestement l'on pourrait se passer ...
Et qu'est ce que cette association ?
Mais à qui profite "le crime" ?
Parceque 55 € par mois et par avocat, j'aimerai bien savoir qui sont les personnes qui pensaient faire fortune sur notre dos ? (tablons ne serait ce que sur 10.000 abonnements ... 10.000 x 55 € = 550.000 € par mois, soit 6.600.000 € de CA /an !!!)
Scandaleux !
Allez mes chers confrères, levons nos boucliers et tirons au clair cette affaire d'une suspecte opacité !
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19 · Me CREISSEN le jeudi 29 octobre 2009 - 14h23
Pour une pétition nationale contre le CNB et son RPVA
le CNB est il devenu le réprésentant de France Télécom ou celui de notre profession ? La position du CNB n'est plus admissible devant les autres possibilités techniques existantes, plus simples et moins couteuses. j'ai interrogé à plusieurs reprises le CNB sur la mise en place d'un site sécurisé sur le barreau de Saint-denis de la Réunion: aucune réponse; pas même à notre bâtonnier. il est donc urgent de lancer une pétition nationale pour faire entendre notre opposition au CNB. Ce n'est pas parce que certains béni oui oui se sont couchés devant le choix technique du CNB que l'ensemble de la profession doit passer à la caisse de france télécom
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20 · Me OGER le vendredi 30 octobre 2009 - 15h23
S.O.S RIDICULE
Aux dernières nouvelles, le CNB admettrait sans surprise la fiabilité du système marseillais, car a priori équivalent à celui déjà validé à Paris.
Toutefois, une méchante clause de dédit dans le contrat souscrit interdirait à notre belle institution représentative d'entendre la voix de nos bourses...
Pourtant, il semble urgent de faire preuve d'un minimum de responsabilité.
Si le CNB persiste, la fronde qui gronde aujourd'hui va s'amplifier et nous ridiculiser une fois de plus au regard de tous.
Il y perdra par la même occasion son semblant de légitimité.
Ne vaut il mieux pas interrompre ce qui est déjà un immense gâchis ?
Dans tous les cas, directement ou pas, nous l'avons encore dans le baba !!
vbd
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21 · Me PONTIER DE VALON le vendredi 30 octobre 2009 - 17h04
Je confirme
Le CR de notre Bâtonnier est on ne peut plus clair : la solution technique est validée, mais la résiliation du contrat en cours (dont on ignore l'échéance )exposerait au paiement d'un dédit (Combien?, nul ne sait... personne n'a vu ce contrat sauf ceux qui affirment en connaître la teneur au CNB!!).
Alors, on invente la notion de "sites d'exercices" (tous les avocats exerçant ensemble ou séparément dans un même immeuble, ou au même étage d'un immeuble, on ne sait pas encore!!) pour lesquels il serait possible d'installer un boitier commun...!! Le boîtier, vous remarquez, on y revient toujours!!
Et de continuer : si Marseille prend 300 boitiers (!!), alors elle deviendra un site pilote...!!!
On évoque des avancées technologiques ...
En bref, ils nous prennent pour des "volatiles" et ils ont pris la délégation de notre Ordre pour ce qu'elle était :des Marseillais.. sauf que nous n'avons manifestement pas la même définition du Marseillais!!
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22 · Me LOPEZ-EYCHENIE le vendredi 6 novembre 2009 - 9h03
appel au boycott national des boîtiers !
1 la clé electronique de la DGi est plus moderne et ne coûte rien elle n'impose pas un boitier pas même une clef materielle qu'on peut perdre ou nous dérober et on peut la transférer sur un autre poste informatique
2 pourquoi accepter que Paris puisse s'en dispenser et que la Province doive subir alors que nous avons un CNATIONALB à moins que ce ne soit un CparisB
3 quant à la sécurité, c'est du pipeau. Il n'y a qu'à voir comment l'adresse mail RPVA est spammée et rend la lecture des mails utiles fastidieuse. Ns aurions du tous passer chez gmail, il n'y a pas un spam et cela ne coûte pas un centime !
4 les services rendus par ce RPVA sont limités et ridicules pour le justifier
Conclusion: obligation de resultat non remplie= ruputure de contrat sans indemnité avec remboursements des frais imposés inégalitaires d'un barreau à l'autre
BOYCOTTONS TOUS ENSEMBLE PAR UNE DEMARCHE COMMUNE AUX ELECTIONS. A Lille sans clef, pas de bulletin en retour=ns ne pouvons plus travailler libres
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23 · Me JEREZ le vendredi 6 novembre 2009 - 15h53
Trop c'est trop. Crezus, vous avez dit ?
Acculés de charges, nous le sommes déjà à double titre, dans notre vie privée et notre vie professionnelle, lorsqu'il faut payer taxes (TP...), impositions, charges, RDS, CGS TVA, cotisations... Mais être pris pour une vache à lait tout simplement parce qu'un informaticien (un commercial en fait) a "vendu" un projet au CNB hors de prix, là NON ! C'est à croire qu'on serait les seuls, nous Robes noires, au XXI éme s. à être ridicules avec un boitier collé à nos bureaux.... je vois d'ici les moqueries.... Qui acceptera d'être encore une fois ponctionné, non par l'Etat, mais cette fois-ci (le comble!) de l'intérieur même de notre profession et surtout ridicule ! Merci Marseille et M. Le Bâtonnier d'avoir réagi... aux autres barreaux de suivre.
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